Terre de Provence, les calanques de Marseille

Route sinueuse qui va jusqu'au creux d'une calanque entourée de falaise
Calanque du Sormiou – Mai 2019

Troisième jour de notre petit périple, mais surtout une des étapes que j’attendais avec impatience : la découverte des calanques de Marseille. Un des bijoux méditerranéens. Notre passage à Ensuès-la-Redonne, la veille au soir nous a totalement transporté. On avait donc hâte d’aller explorer les autres calanques de la côte. Nous passerons la journée à la découverte de ces eaux turquoises. Ne pouvant toutes les voir, on a du choisir (dur dur dur, elles ont toutes l’air si belles). Et nos choix se sont portés sur celles qui étaient les plus accessibles (à priori): Calanque de Sormiou et Calanque d’en Vau. Bien que nous n’étions pas encore au mois de juin (encore hors saison), l’accès aux véhicules était tout de même déjà limité. Alors dans ce cas là, faites comme nous et prévoyez  les baskets et bouteilles d’eau, parce qu’il va falloir marcher. 

Calanque de Sormiou

Premier arrêt, la calanque de Sormiou, pour laquelle on se gare au parking de la Cayolle, proche de la station d’épuration. Et en avant pour 3km de marche. Les paysages qui s’offrent à nous sont complètement différents de ce qu’on a pu voir les jours précédents. Mais le spectacle est tout aussi beau. La végétation est surtout composée de bruyères et petits buissons. Le chemin devient notre seul repère au milieu de ces immenses falaises. D’ailleurs, en regardant avec attention les falaises on peut voir des grimpeurs harnachés à leurs cordes, escalader et découvrir autrement la calanque de Sormiou. Et dire que Marseille n’est qu’à quelques minutes seulement, il suffit d’un regard en arrière pour s’en apercevoir … cela semble irréel de se retrouver dans un tel décor si près de la ville. 

Route longeant les falaises de la calanque du sormiou
Les falaises et au loin la ville de marseille
Les falaises rocailleuses par beau temps
Les immeubles de marseille au loin depuis le col du sormiou

On continue de marcher jusqu’au col du Sormiou, et nous découvrons la calanque vue d’en haut. Toutes les photos d’eau turquoise vues sur internet, ne mentaient pas… Cette tâche d’eau bleue claire qui se détache de ce bleu si profond, la mer s’étendant à perte de vue. Ces rochers et falaises qui se laissent doucement glisser dans l’eau. Le paysage qui s’offre à nous est tout simplement magnifique. 

Tristesse. Nous décidons finalement de faire demi tour car le genou de monsieur, récemment opéré, ne supportait pas la descente. Trop pentue, même en restant sur la route. L’objectif des vacances n’étant pas de se faire mal, nous savions dès le départ que nous ne forcerions pas à la moindre douleur.

Route sinueuse qui va jusqu'au creux d'une calanque entourée de falaise
Une fille de dos devant une Route sinueuse qui va jusqu'au creux d'une calanque entourée de falaise
Route sinueuse qui va jusqu'au creux d'une calanque entourée de falaise

Calanques de Port Miou et Port Pin…

Nous nous sommes rabattus sur notre second objectif de la journée, la calanque d’En Vau. Elle est réputée pour être l’une des plus belles calanques. Etant donné l’état du genou de monsieur, nous n’étions pas sûr d’aller jusqu’au bout de cette randonnée, dites sportive. Mais nous voulions tout de même tenter de marcher jusqu’où nous pourrions aller. Nous avons donc pris la voiture puis direction Cassis pour nous garer et atteindre notre point de départ. 

La randonnée fait 3,5 km aller, avec un dénivelé de 125 mètres positif et négatif. Soit 600 mètres de dénivelé cumulé pour l’aller-retour (aïe aïe le genou !). Sur le chemin vous passerez par la calanque de Port Miou, qui se trouve être un petit port, puis la calanque de Port-Pin, à 20 min du départ. C’est à Port-Pin que nous ferons d’ailleurs notre pause pique-nique. Attention à la foule l’été, étant une calanque accessible, il y a beaucoup de monde qui s’y rend. 

Les parois d'une ancienne carrière extérieure, par beau temps
calanque entourée de falaise et quelques bateaux dans un petit port
quelques bateaux dans un petit port entouré de pinède
quelques bateaux dans un petit port entouré de pinède

Arrivés à Port-Pin, il y avait déjà beaucoup de monde. Et pourtant nous étions seulement au mois de mai. Mais comme il s’agissait des premiers jours aux températures estivales, les gens étaient de sortie pour profiter du soleil. Mais cela n’a rien enlevé au spectacle. Un petit paradis où l’eau surprend par sa couleur tantôt translucide, tantôt turquoise. Comme son nom l’indique la calanque de Port-Pin est entourée de pinède, ce qui est fort agréable pour maintenir une touche de fraîcheur à proximité de l’eau. Ce fût un super spot pour notre pique nique en amoureux, à l’ombre des pins. 

eau bleue turquoise des calanques entourée de pinède
eau bleue turquoise des calanques entourée de pinède
garçon de dos devant eau bleue turquoise des calanques entourée de pinède
eau bleue turquoise des calanques entourée de pinède

Tentative vers En Vau…

Une fois rassasiés, nous continuons de marcher en direction d’En-Vau. A la différence du trajet vers la calanque du Sormiou, nous avons trouvé un peu plus d’ombre sur notre chemin. Et c’était vraiment bienvenu car le soleil tapé fort ce jour là. Je n’ose même pas imaginer m’attaquer à cette marche en plein été sous de fortes chaleurs. Épuisant. Inconscients ? La difficulté de cette randonnée fut surtout de marcher sur ses pierres blanches lissées par le passage des gens. Les baskets et chaussures de randonnée n’adhèrent pas totalement, alors attention aux risques de glissades.

La montée se termine enfin, et nous arrivons à un carrefour de sentiers. Nous surplombons alors le sentier descendant vers la calanque d’En Vau, mais la pente si raide ne nous a pas rassurés pour les genoux. On ne voulait pas risquer la blessure, sachant qu’ensuite il faudrait tout remonter. Nous décidons finalement de ne pas descendre jusqu’à En Vau. Trop risqué. 

Paysage rocailleux dans les calanques
garçon de dos assis dans Paysage rocailleux dans les calanques
Paysage rocailleux dans les calanques de marseille

Un brin déçu de ne pouvoir aller au bout, nous refusons de reprendre le même chemin qu’à l’aller. Nous nous dirigeons alors vers la pointe d’En Vau en longeant les falaises de la calanque, puis de Port-Pin. Notre petite déception est vite remplacée par l’émerveillement des paysages qui s’offrent à nous. Des sentiers déserts, des pins au dessus de nous, et devant nos yeux, la mer. Ce sentier offre une bien plus jolie vue que celui que nous avons pris à l’aller. Nous repassons par Port-Pin avant de retourner à la voiture. Notre petit regret est de ne pas avoir mis les pieds dans l’eau. Mais malgré le super temps de cette journée, l’eau ne devait pas être si chaude vu le nombre de personnes restées sur la plage. 

Paysage rocailleux dans les calanques
Paysage rocailleux dans les calanques de marseille
langue d'eau turquoise dans les calanques de marseille
fleurs roses avec un arrière plan de montagne des calanques
Paysage rocailleux dans les calanques de marseille
Paysage rocailleux dans les calanques

J’ai adoré les calanques de Marseille et c’est une certitude j’y reviendrais. Pour m’y baigner d’abord, puis pour aller jusqu’au bout des randonnées cette fois-ci (on aura des genoux opérationnels d’ici là). A revenir, je viendrais plutôt en septembre pour que l’eau soit à meilleure température mais avec des matinées fraîches et agréables pour la marche. Peut-être même que nous pourrions explorer les calanques par la mer en bateau. 

Cassis

Un peu exténués par la marche et la chaleur de la journée (il faut dire que nous sortions d’une période assez pluvieuse et fraîche pour un mois de mai, nous n’étions plus habitués à la chaleur), nous partons quand même explorer la petite ville de Cassis. Entre ses rues pavées, son port de plaisance, les façades de ses maisons colorées, et si harmonieuses les unes avec les autres, les places très mignonnes ombragées, et les petites boutiques dans les rues nous sommes tombés sous le charme. Alors nous nous sommes assis sur les marches menant à la plage de la Grande Mer, juste pour profiter et s’imprégner de l’atmosphère du moment. Surplombés par le château fort de Cassis, en haut de la falaise, nous regardons les vagues et les enfants jouer en cette fin d’après-midi. 

façades colorées des maisons de cassis et son port de plaisance
pieds vu d'en haut sur les pavés de ville
château en pierre sur un piton rocheux

La route des crêtes, une merveille…

Nous dormions à Saint-Cyr-Sur-Mer ce soir là, et c’était l’idéal car nous voulions absolument passer par la route des crêtes en cette fin de journée. La lumière prévoyait d’être idéale pour sublimer encore plus les lieux. La route des crêtes, c’est une route très sinueuse qui relie Cassis et La Ciotat. Elle est connue pour ses vues à couper le souffle, des falaises qui se jettent dans la mer. Mais qui dit falaise dit aussi danger, et en cas de vent fort cette route est très souvent fermée par mesure de sécurité. Quel ne fut pas notre déception quand nous sommes arrivés devant cette barrière fermée. Nous avons donc dû rejoindre Saint-Cyr-Sur-Mer via l’autoroute… MAIS nous n’avons pas abandonné pour autant. Malgré que l’itinéraire du lendemain nous amenait tout droit dans le Luberon, nous avons décidé de faire quand même un détour par la route des crêtes. Au cas où… 

Et Bingo ! La route était ouverte ce matin. Finalement aucun regret à avoir car la lumière était très belle, le ciel d’un bleu sans nuage, une mer bleue foncée, pas un brin de vent, et pas tant de monde que ça sur les petites zones pour s’arrêter (il paraît qu’en été c’est très compliqué pour s’arrêter en voiture !). Nous en profitons donc, et on s’arrête à chaque virage car à chaque fois le point de vue est différent. On veut tellement tout voir de cette route des crêtes. On admire vraiment cette beauté de la nature. Et on se dit que la prochaine fois qu’on revient ça sera à moto pour profiter de la route. 

paysage de la route des crêtes
paysage de la route des crêtes
Une fille aux lunettes de soleil sourit le long d'une rambarde
paysage de la route des crêtes avec des fleurs roses et blanches
garçon devant un paysage de la route des crêtes

Mais il est déjà tant de laisser les calanques derrière nous et de s’en aller en direction du Luberon où d’autres merveilles de la Provence nous attendent.


Côté Pratique…

Je te conseille de toujours vérifier l’accès aux calanques la veille, en voiture pourquoi pas, mais aussi les sentiers pédestres, surtout l’été, car le vent est capricieux, et les incendies (trop) fréquents.


Si tu as aimé cet article, tu seras peut-être intéressé pour lire (ou relire) les articles racontant les jours précédents de notre séjour en Provence :

Gwendoline.

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